Frédéric Plessis

Frédéric Plessis

Résumé

Portrait de Frédéric Plessis Frédéric Plessis Revue des Deux Mondes

De montrer les vieillards sous le manteau des mages
Et la jeunesse avec une rose aux cheveux ;
Don de tout transformer : en un parc merveilleux
Le jardin, en château la maison familière,
La source en Hippocrène, et de prendre le lierre,
Sous lequel un vieux mur se déjette et se rompt,
Pour celui dont jadis se couronnait le front
D’Horace en ses banquets ou du divin Virgile.
L’esprit, comme le corps, n’a qu’un temps d’être agile.
Je ne vous verrai plus sur vos monts éclatans,
Muses qu’un grand amour m’a fait suivre longtemps !
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Portrait de Frédéric Plessis Frédéric Plessis Revue des Deux Mondes

Pourtant, je reconnais une heure souriante
Qui se détache en blanc sur un ciel indécis.
O paisible manoir ! ô bosquets ! ô charmille !
Vous souvient-il du jour où parut à la grille
Le maître, jeune alors, aujourd’hui blanchissant ?
Ah ! vous pouviez déjà préparer votre lierre
Pour en orner le front du poète naissant...
Bois du pays normand, vieille gentilhommière,
Il parlerait de vous à des hommes lointains ;
Car, tel qu’un vagabond baissant des yeux timides,
Il ne vous venait pas le cœur et les mains vides :
Il vous portait l’honneur de ses propres destins.
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