Résumé

Portrait de Horacio Quiroga Horacio Quiroga La tache hyptalmique (1917)

Un soir, trois ou quatre heures après avoir déjeuné, ma femme, ne me trouvant pas, rentra dans sa chambre et resta surprise en trouvant les volets fermés. Elle me vit sur le lit, étendu comme un mort.
— Frédéric ! — cria-t-elle en courant vers moi.
Je n’ai par prononcé un mot, pas plus que je n’ai bougé. Et c’était elle, ma femme ! Vous comprenez ? !
— Laisse-moi — répondis-je avec rage, en revenant au mur.
Durant un instant, je n’ai rien entendu. Puis, oui : les sanglots de ma femme, le mouchoir enfoncé jusqu’à la moitié dans sa bouche.
Source : Wikisource

Portrait de Horacio Quiroga Horacio Quiroga La tache hyptalmique (1917)

Le mur était lisse, froid et totalement blanc. En haut seulement, près du toit, il était obscurci par le manque de lumière.
Une autre fois, il leva les yeux et les maintint un moment immobiles, et bien ouverts, comme lorsque l’on désire dire quelque chose que l’on se refuse à exprimer.
— Mmm.. mur ? — finit-il par prononcer.
C’est cela. Maladresse et somnambulisme des idées, quand c’est possible.
— Ce n’est rien — ai-je répondu — c’est la tache hyptalmique.
— La tache ?
— ... hyptalmique. La tache hyptalmique. C’est ma chambre à coucher. Ma femme dormait de ce côté.... Quel mal de tête ! Bon.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature