Résumé

Portrait de Jean Moréas Jean Moréas Ériphyle, suivi de quatre Sylves

Dans la grotte au vain bruit dont l’entrée est tout lierre,
Sur la roche pointue aux chèvres familière,
Sur le lac, sur l’étang, sur leurs tranquilles eaux,
Sur leurs bords émaillés où plaignent les roseaux,
Dans le cristal rompu des ruisselets obliques,
Il aime à voir trembler tes feux mélancoliques.
L’injustice, la mort ne dépitent les sages ;
Aux yeux de la raison le mal le plus amer
N’est qu’une faible brise à travers les cordages
De la nef balancée au milieu de la mer.
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Portrait de Jean Moréas Jean Moréas Ériphyle, suivi de quatre Sylves

Rompant sous leurs sabots le roseau qui s’incline
Aux marais paresseux que nourrit Camarine.
Dans ses grottes gémit Henna, mère des fleurs,
Et Cyane ses eaux fait croître de ses pleurs.
Parmi les pâles morts bientôt tu seras reine,
Ô fille de Cérès, et Junon souterraine.
Ainsi, toujours la vie et ses tristes travaux
Troubleront le Néant dans la paix des tombeaux,
Et désormais en vain les Ombres malheureuses
Puiseront du Léthé les ondes oublieuses.
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