le baron de Müller

Résumé

le baron de Müller Le Tour du monde

Jusqu’alors le soleil avait du moins réchauffé les voyageurs, mais bientôt le ciel s’obscurcit et ils éprouvèrent un froid aigu. Souvent ils avaient devant eux un mur de neige perpendiculaire qu’il fallait tourner avec beaucoup de peine. Un orage violent éclata bien au-dessous d’eux : le tonnerre ne leur faisait l’effet que d’un petillement. Ils ressentaient une grande fatigue et un grand abattement ; le jour était déjà avancé, le sommet de la montagne encore bien éloigné, et décidément les Indiens ne voulaient pas aller plus loin. Les compagnons mêmes du baron de Müller perdaient courage.
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le baron de Müller Le Tour du monde

Ce que de la mer, de Vera-Cruz, de Cordova et d’Orizaba, on prend pour un mur perpendiculaire situé en dehors du cratère, n’est autre chose que la paroi intérieure du cratère lui-même. Ma plume ne peut décrire l’aspect du cratère ni l’impression qu’il produisit sur moi. C’est la porte du monde infernal que gardent la nuit et l’épouvante. Quelle terrible puissance il a fallu pour soulever et faire éclater ces masses énormes, les fondre et les entasser comme des tours, jusqu’au moment où elles se sont refroidies et ont atteint leurs formes actuelles !
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le baron de Müller Le Tour du monde

Le matin suivant, la troupe fit ses derniers préparatifs pour l’ascension du pic. Munis de provisions, d’instruments astronomiques et météorologiques, pourvus d’épaisses et vertes feuilles de fougères, armés de crochets à glace et de bâtons ferrés, les voyageurs commencèrent à sept heures, au mot de ralliement « salut ! » à gravir la hauteur d’un pas mesuré.
Ils durent d’abord s’avancer sur un terrain d’éboulement friable, couvert seulement par places d’un peu de neige, puis grimper sur de grosses pierres et des blocs de rochers, au milieu de profondes crevasses et de ravins.
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