M. Jules Laveirière

Résumé

M. Jules Laveirière Le Tour du monde

Notre majordome, emporté par sa fougue et suivi du guide Augel, était bien au-dessus de nous. À peine pouvait-on les apercevoir, et malgré la distance qui les séparait de nous, on voyait qu’ils étaient bien loin encore du sommet. M. Sountag nous suivait de près, et comme il commençait à se plaindre des douleurs de cœur, ce qui augmentait sa difficulté de respirer, nous l’attendîmes, D. Saturnino et moi. Quant aux élèves, dont le sort m’inquiétait beaucoup, ils étaient hors de vue, et je croyais fermement qu’ayant abandonné l’entreprise, ils étaient retournés au rancho de Tlamacas.
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M. Jules Laveirière Le Tour du monde

Chaque pas que l’on fait dans ce sable, un simple coup de vent, suffisent pour le mettre en mouvement ; il glisse sur lui-même, entraîne des pierres en même temps, et passant entre les intervalles qui séparent les rochers, va ricocher de saillie en saillie pour s’ensevelir au fond de l’abîme. Comme ce plan est exposé en plein midi, il n’y a pas de neige ; mais à son point de jonction avec le versant extérieur du volcan qui regarde le nord, la neige apparaît avec une épaisseur de quatre-vingts centimètres à un mètre dix centimètres.
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M. Jules Laveirière Le Tour du monde

Un énorme rocher, le pico del Fraile (le pic du Moine) , qui avait cent cinquante pieds de hauteur perpendiculaire, et qu’on voyait distinctement du pied de la montagne, les obligea à faire un grand détour. Ils arrivèrent bientôt aux limites des neiges perpétuelles, où l’on avait peine à prendre pied sur la glace perfide, où un faux pas pouvait précipiter nos audacieux voyageurs dans les abîmes béants autour d’eux. Pour surcroît d’embarras, la respiration devint si pénible dans ces régions aériennes, que chaque effort était accompagné de douleurs aiguës dans la tête et dans les membres.
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