Léopold Curez, La France indignée : hymne patriotique (1844)
“ Rappelez-vous, hélas! le Bellérophon, Sire, Et le Thémistocle français ! Aux armes ! que votre âme à ce long cri réponde! Exaucez-nous, ô Roi ! car le vase est rempli. A la fois punissons, en présence du monde , L'attentat de Beyrouth, impudeur si profonde , Et peut-être une insulte à la gloire d'Isly! Aux armes ! de Neuilly, Sire, qu'on nous réponde ! Du cri national poursuivons l'étranger ! C'est aux feux du soleil, à la face du monde, Qu'on ose injurier nos vainqueurs de Tanger ! C'est aux feux du canon, sur la terre et sur l'onde, Que la France doit les venger ! ”
