Léopold Curez, La nuit des morts (1855)
“ Au banquet de la vie Tout est joie, et folie, Hélas! bien vite enfuie! L'éternité préside au banquet de la mort!. Là, richesse, misère, Petits, grands de la terre, Dans la même poussière Sous l'immense niveau reposent confondus. Là, finit l'espérance Des rêves qu'on encense : L'égalité commence. Le Christ ouvre ses bras à qui souffrit le plus ! Quand notre tour viendra, la voix triste et profonde D'un ange agenouillé prîra pour nous bénir : N'oublions point, parmi les vains plaisirs du monde, Ce jour du Souvenir! ”
