Léopold Curez

Résumé

Léopold Curez La nuit des morts (1855)

Au banquet de la vie Tout est joie, et folie, Hélas! bien vite enfuie!
L'éternité préside au banquet de la mort!.
Là, richesse, misère, Petits, grands de la terre, Dans la même poussière Sous l'immense niveau reposent confondus.
Là, finit l'espérance Des rêves qu'on encense : L'égalité commence.
Le Christ ouvre ses bras à qui souffrit le plus !
Quand notre tour viendra, la voix triste et profonde D'un ange agenouillé prîra pour nous bénir :
N'oublions point, parmi les vains plaisirs du monde, Ce jour du Souvenir!
Source : Gallica

Léopold Curez La nuit des morts (1855)

Des générations gisant dans la poussière Allons apprendre aussi comment il faut mourir!.
Au gouffre du passé que de rêves stériles!
Dans l'urne de nos jours que de pensers futiles!
Que d'hommages perdus, qu'on ne devait qu'à Dieu!
Mais, plus que nos méfaits grande est votre clémence, Seigneur!.. Sans le pardon que votre main dispense, Quelle terreur pour nous d'approcher de ce lieu !
La mort, en souveraine, Jour et nuit se promène Dans son vaste domaine Où d'un sommeil de plomb chaque invité s'endort.
Source : Gallica

Léopold Curez La nuit des morts (1855)

Pour que la terre lourde à leurs os soit plus douce, Inondez de verdure, environnez de mousse Leurs restes sous des fleurs en tout temps embaumés ; Et, de peur qu'en creusant, l'ennui, ce ver terrible, Jusqu'au sein de la mort rende leur cœur sensible, Venez les voir souvent, ô vous qu'ils ont aimés!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature