Hyacinthe Dubacq

Résumé

Hyacinthe Dubacq La nuit des morts : poème (1867)

Allez bien doucement, en foulant leur poussière!
Ne les réveillez pas!. qu'ils dorment sous la terre Dans le linceul de votre amour!
Non, ils ne sont pas sourds, lorsque votre prière Implore du Très-Haut le pardon salutaire, Et demande pour eux le repos éternel; Non, ils ne sont pas sourds, quand votre voix amie Évoque d'un nom cher leur pauvre âme endormie Dans cet asile solennel !.
Pour que la terre lourde à leurs os soit plus douce, Inondez de verdure environnez de mousse Leurs restes sous vos soins en tout temps' embaumés
Source : Gallica

Hyacinthe Dubacq La nuit des morts : poème (1867)

L Eternité préside au banquet de la mort!.
La, richesse, misère, Petits, grands de la terre, ! : Dans la même poussière Sous l'immense niveau reposent confondus.
Là finit l'espérance Des rêves qu'on encense : L'égalité commence.
Le Christ ouvre ces bras à qui souffrit le plus!
III Quand notre tour viendra, la voix triste et profonde D'un ange agenouillé prîra pour nous bénir : N'oublions point, parmi les vains plaisirs du monde, Ce jour du souvenir !
Source : Gallica

Hyacinthe Dubacq La nuit des morts : poème (1867)

Tristis est apima mea usque ad mortem (J.-C. au Jardin des Oliviers.) : --. 1 L'hiver marche à grands pas; il va chasser l'automne, Et les arbres jaunis perdent leurs verts cheveux : Tout est triste, tout pleure, et le glas qui résonne Nous dit que pour les morts il faut prier les Cieux !
Source : Gallica

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