Edmond de Pressensé,
[Lettre de M. de Pressensé, en faveur des déportés…
(1872)
“ Voici près d'un mois que les prisonniers déportés ont quitté la France, et que chaque jour les rapproche de cette terre lointaine qui peut être celle de l'expiation, de la délivrance réelle, mais qui n'est aujourd'hui pour eux que celle du châtiment. Ils y apportent un coeur meurtri par la rupture des liens les plus forts, aigri par la souffrance, l'isolement; ils y apportent d'immenses misères et d'immenses douleurs, et tandis qu'ils vont, courbés sous ce fardeau terrible, à peine si du rivage nous les suivons des yeux. ”
