Antoinette-Thérèse Des Houlières

Résumé

Antoinette-Thérèse Des Houlières Œuvres de Madame des Houlières…

Ouvre toute son ame à la cruelle rage.
D’abord ce chien adroit
Parcourut le village,
Puis vint prendre Cochon par un vilain endroit,
Et l’envoya là-bas tout droit.
MIMY.
La fortune pour nous devient donc favorable.
Ce chien, ce rival redoutable,
Pour qui nos tendres soins ont été négligés,
A subi des destins l’arrêt irrévocable ;
Mais peut-être les maux dont l’amour nous accable
N’en seront pas plus soulagés.
Grisette pleurera ses plaisirs dérangés.
Quand on aime, est-ce un avantage
De voir du fier objet à qui l’on rend hommage
Les beaux yeux toujours affligés ?
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Antoinette-Thérèse Des Houlières Œuvres de Madame des Houlières…

À contenter ses feux tout en lui vous invite.
Cochon n’avoit d’autre mérite
Que celui d’être aimé d’un héros et de vous.
GRISETTE.
Son choix autorisoit ma fatale foiblesse.
On sait pour mon amant la douleur qui le presse.
Mon cher Cochon étoit le plus beau des toutous.
Miaou, miaou.
MARMUSE.
Miaou, miaou. Peste des miaous !
Beauté capricieuse,
Soyez un peu moins précieuse ;
Le ridicule suit de bien près les grands goûts.
Cet assemblage de merveilles,
Ce Cochon, ce chien tant aimé,
Étoit sans queue et sans oreilles.
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