Émile Verhaeren,
Verhaeren - Poèmes
“ Les chats d’ébène et d’or ont traversé le soir Avec des bruits de vrille, de vis et de fermoir, Les chats peignés d’un vent de flamme Ont traversé, de part en part mon âme. « Penser, même douter que l’on pense, c’est être. Première ! au jour intérieur, cette fenêtre. L’idée éclot innée, elle se scrute, insiste ; L’infini se conçoit : donc il existe, Et Dieu ne trompe pas l’homme sur l’univers. Mais l’âme humaine encore gothique Maintient le corps que rongeront les vers Ainsi qu’un instrument sous son doigté mystique » ”
