François Coppée,
Écrit pendant le siège
“ Rien ne bouge. Le liège soudain fait un plongeon trompeur, La ligne saute. – Avec un hoquet de vapeur Passe un joyeux bateau tout pavoisé d’ombrelles ; Et, tandis que les flots apaisent leurs querelles, L’homme, un instant tiré de son rêve engourdi, Met une amorce neuve et songe : – Il est midi. XXIX Malgré ses soixante ans, le joyeux invalide Sur sa jambe de bois est encore solide. Quand il touche l’argent de sa croix, un beau soir, Il s’en va, son repas serré dans un mouchoir, Et, vers le Champ de Mars, entraîne à la barrière Un conscrit, le bonnet de police en arrière ”
