C. Dambuyant

Résumé

C. Dambuyant Album d'un sourd-muet (1850)

Et vous aurez le doigt sur le profond abîme Où chaque sourd-muet descendait en victime.
Je m'arrête : aussi bien sur un malheur si grand On ne devrait verser que des larmes de sang ; Et de cette infortune en remuant les pages, On devrait avec feu flétrir tous les passages Où, sous l'impulsion de fatals préjugés, On voit les sourds-muets en naissant égorgés.
Ainsi le peuple-roi, ce peuple grand et libre, A l'âge de trois ans , les jetait dans le Tibre ; Ainsi Lacédémone, à leur premier soupir, Dans un désert affreux les envoyait mourir (1) .
Source : Gallica

C. Dambuyant Album d'un sourd-muet (1850)

Ce grand homme, on lui doit ce titre, il le mérite Bien mieux que le vainqueur du Persan et du Scythe; Ce grand homme avait vu le sourd-muet maudit, Et, les yeux pleins de pleurs, alors il s'était dit : « Je veux que pour toujours cette infortune cesse; » Je veux que cet opprobre aujourd'hui disparaisse, » Et que les sourds-muets , maintenant en tout lieu, » Sachent qu'ils ont une ame à l'image de Dieu.
Source : Gallica

C. Dambuyant Album d'un sourd-muet (1850)

Il ne faut pas s'étonner que nous ayons mis des vers sous la plume d'un sourd-muet : le peuple sourd-muet n'at-il pas aussi ses poètes : Lamartine, le grand poète, a chanté Pélissier sourd-muet, dont les délicieuses mélodies sont en ce moment sous presse ; et Pélissier lui-même a un rival dans la personne de Châtelain, qui, comme lui, s'est formé à l'école des sourds-muets de Toulouse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature