Résumé

Docteur Berruyer Surdité de guerre, rééducation de l'ouïe (1917)

SURDITÉ DE GUERRÈ RÉÉDUCATION DE L'OUÏE
Les mutilés de l'ouïe sont, à tous égards, aussi dignes d'intérêt que les autres. Non seulement leur infirmité les met dans l'impossibilité d'exercer leur profession, mais encore elle les rend complètement étrangers au monde extérieur. Aussi la rééducation des sourds préoccupe-t-elle, à juste litre, tous les spécialistes qui soignent depuis près de trente mois les blessés de l'oreille.
Source : Gallica

Docteur Berruyer Surdité de guerre, rééducation de l'ouïe (1917)

Tous les exercices pour ces malades ont été faits à la voix nue et non avec des appareils (sirènes, etc.) , qui ne donnent pas de résultat parce que le but de l'éducation est d'entendre la voix nue, à quoi rien ne ressemble, et que la rééducation a surtout pour but d'améliorer, non pas l'audition brute, mais l'audition différenciée. Les résultats obtenus pour la rééducation auriculaire ne sont pas de beaucoup aussi marqués que pour la rééducation orale.
Source : Gallica

Docteur Berruyer Surdité de guerre, rééducation de l'ouïe (1917)

Aussi ne croyons-nous pas nécessaire de décrire en détail les appareils mis en usage. Scientifiquement, c'est l'avis de tous ceux qui les ont étudiés, et particulièrement de M. Marichelle (1) , dont la compétence en ces matières ne fait doute pour personne. Il est prouvé que la sirène ou le kinésiphone ne reproduit pas exactement la voix humaine. Le kinésiphone agit incontestablement comme masseur du tympan, mais les sons qu'il produit n'ont ni la hauteur, ni l'intensité, ni le timbre caractéristique de la voix.
Source : Gallica

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