Résumé

Lucien Mairesse Des Restes auditifs chez les sourds-muets (1904)

Comme bien souvent la vérité ne réside pas dans deux opinions extrêmes, mais dans le juste milieu, le mérite de l’avoir démontré revient encore à Bezold. Après avoir examiné les restes auditifs des sourds-muets par la série continue des sons, il était logique d’établir une limite bien nette entre ceux qui pouvaient bénéficier, de par ce qui leur restait de perception, d’exercices acoustiques bien réglementés, et, d’autre part, ceux qu’une surdité presque complète rendait inaptes à profiter d’une telle méthode d’enseignement.
Source : Gallica

Lucien Mairesse Des Restes auditifs chez les sourds-muets (1904)

Il semble, à première vue, que le sourd-muet congénital doive être privé de toute faculté de perception et qu’il ne puisse entendre aucun son, tandis que celui chez qui la surdité s’est établie après la naissance soit capable de conserver une certaine puissance d’audition. Il n’en est rien cependant, et les statistiques aussi bien que les expériences faites nous montrent que la surdité totale est relativement rare chez les sourds-muets congénitaux : ce qui paraît une contradiction est pourtant la réalité.
Source : Gallica

Lucien Mairesse Des Restes auditifs chez les sourds-muets (1904)

Un facteur non moins important réside dans la cause de l’affection : plusieurs maladies peuvent entraîner la surdité avec des lésions plus ou moins profondes et rendre l’ouïe pour toujours incapable d’amélioration. On a remarqué, par exemple, que les maladies des méninges, et en général toutes les affections portant sur le système nerveux, entraînaient la perte irrémédiable de la faculté de l’audition.
Source : Gallica

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