Fleury Chavanne

Résumé

Fleury Chavanne Oreille et hystérie... (1901)

Charcot écrivait en effet : « L'hémianesthésie n'atteint pas uniquement la sensibilité commune, elle frappe aussi les appareils sensoriels sur le côté du corps où siège l'anesthésie cutanée, et cette hémianesthésie sensorielle n'intéresse pas seulement le domaine des nerfs qui prennent naissance dans le bulbe, tels que les nerfs du goût et de l'ouïe ; elle porte aussi sur les nerfs de l'odorat et de la vision, dont l'origine est dans le cerveau proprement dit. » On le voit, c'est la confirmation de la doctrine de Briquet sur la superposition des anesthésies sensitive et sensorielle.
Source : Gallica

Fleury Chavanne Oreille et hystérie... (1901)

La surdité n'est plus ainsi un simple épiphénomène de syndrome otique de l'hystérie. Elle ne doit pas être non plus un épiphénomène d'une surdité vulgaire : on ne peut évidemment méconnaître, en effet, la nature hystérique de l'exagération de certaines surdités dues à des lésions de l'oreille; nous avons vu déjà,dans le chapitre précédent, la fréquence de cette action; mais dans tous ces cas, la maladie c'est la surdité; l'hystérie ne fait qu'en augmenter plus ou moins l'intensité.
Source : Gallica

Fleury Chavanne Oreille et hystérie... (1901)

Mais si l'hémisurdité peut exister dans l'hémianesthésie sensitive, il ne s'ensuit pas que ce soit là une règle habituelle ; c'est au contraire l'exception. Alors même que la diminution de l'ouïe siège du côté de l'anesthésie cutanée, il n'y a pas d'ordinaire anesthésie mais hypoesthésie de l'acoustique de ce côté. La malade de notre observation XXI était aussi hémianesthésique qu'il est possible de l'être : elle avait de l'hypoesthésie acoustique des deux côtés, mais pas d'hémisurdité ; la diminution de son acuité auditive ne la gênait même absolument pas.
Source : Gallica

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