Marie-Ernest Gellé

Résumé

Marie-Ernest Gellé De l'oreille, anatomie normale et comparée… (1880-1888)

Dans le silence du cabinet, en se plaçant sur la droite du sujet, il entend la voix, mais très confusément et sans la comprendre. La voix bien articulée, lente et sur le ton de la conversation ordinaire, l'accent plus marque peut-être, comme dans une interrogation n'est pas perçue ; la parole n'est pas comprise, et toute conversation est impossible, même dans ce milieu silencieux.
L'épreuve de Valsalva et le Politzer causent de légers craquements perceptibles à l'otoscope, mais sans rien changer à l'aspect de la membrane immobile, ni modifier l'audition.
Source : Gallica

Marie-Ernest Gellé De l'oreille, anatomie normale et comparée… (1880-1888)

L'oreille gauche offre à l'examen un tympan facilement accessible mais méconnaissable, atrophié, vitrifié, déformé, enfoncé, déprimé et s'est modelé sur les creux et sur les saillies de l'organe Sympanique.
La minceur et sa transparence, en arrière surtout, permettent de voir, à un éclairage suffisant, un vestige du manche du marteau et dans le quart postéro-supérieur, l'étrier libre coiffé et maintenu par la membrane qui se moule dessus. — De même, le promontoire, son sourcil et la fossette de la fenêtre ronde apparaissent nettement.
Source : Gallica

Marie-Ernest Gellé De l'oreille, anatomie normale et comparée… (1880-1888)

La seule sensation qui tourmente le sujet, c'est la surdité: il n'entend pas la voix articulée, même sous ses yeux, à vingt centimètres de ses oreilles ; il semble qu'il a du coton dans les oreilles ; sa voix à lui-même sonne comme dans le lointain ; depuis vingt jours, une extinction de voix est advenue, pour laquelle il est allé consulter M. le Dr Rondeau, qui, frappé de l'état de l'audition, m'envoie le malade à examiner. Le malade fait répéter les questions, même voyant parler, parait affaissé, démoralisé.
Source : Gallica

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