Muscle antagoniste

Définition et enjeux

Gabriel Dupuis Mimiques voulues (1897)

Pour immobiliser un muscle donné le sujet, surtout s’il est sollicité par une cause impérieuse, fera plus ou moins inconsciemment agir un muscle antagoniste de celui dont il cherche l’inhibition et il en résulte une sorte de crispation caractéristique.
La volonté n’a aucune action sur les phénomènes vasomoteurs. La rougeur ou la pâleur intempestive d’un sujet viendra souvent trahir les émotions qu’il éprouve et qu’il s’efforce de cacher.
Source : Gallica

Julien Fau Anatomie des formes du corps humain… (1865)

Tous les muscles ont des antagonistes, c'est-à-dire, que d'autres muscles contre-balancent l'action des premiers, s'y opposent, rétablissent les mobiles dans leur situation primitive ou les portent dans une direction opposée. Quand un muscle agit avec son antagoniste, ils maintiennent tous deux la partie dans l'immobilité, ou lui
impriment une direction moyenne entre celles de leurs puissances.
Source : Gallica

Portrait de Constant Houlbert Constant Houlbert Anatomie & physiologie de l'homme appliquées à l'hygiène (1903)

Il est clair que si le muscle se contracte, l'os mobile se rapprochera de l'os fixe. Pour remettre les choses dans leur premier état, il existe toujours un muscle antagoniste du premier, c'est-à-dire qui. en se contractant, produit l'effet contraire de l'effet produit par le premier : ainsi, c'est le triceps brachial qui est l'antagoniste du biceps; celui-ci fait fléchir le bras, celui-là le force à s'étendre.
Il y a de même les muscles inspirateurs qui soulèvent les côtes ; il y a, par contre, les muscles expirateurs qui les rabaissent et, par conséquent, sont antagonistes des premiers.
Source : Gallica

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