Résumé

Jean-Baptiste Sarlandière Physiologie de l'action musculaire appliquée aux arts d'imitation… (1830)

LES MUSCLES D'EXPRESSION. Ce sont ceux qui obéissent avec une singulière finesse d'action à toutes les impressions sensitives, à ce qu'on nomme les mouvemens de l'âme; quelquefois ces muscles se contractent soit sous l'empire de la volonté, soit involontairement, avec une délicatesse extrême pour concourir à produire ce qu'on appelle l'expression. C'est ce qu'on observe dans les émotions douces, dans les passions affectueuses.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Sarlandière Physiologie de l'action musculaire appliquée aux arts d'imitation… (1830)

On a attribué à certains de ces muscles des usages qu'ils n'ont pas; c'est ainsi que le muscle transversal du nez n'est ni un dilatateur des narines, ni un constricteur, comme l'ont cru jusqu'à ce jour les anatomistes; mais bien un muscle qui fronce la peau des ailes du nez dans toutes les expressions ironiques : c'est ainsi aussi que les muscles sus et pré-auriculaires sont bien moins des muscles moteurs du pavillon de l'oreille qu'ils ne sont tenseurs de l'aponévrose frontale et de la peau du front transversalement, dans toutes les affections gaies.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Sarlandière Physiologie de l'action musculaire appliquée aux arts d'imitation… (1830)

Il est des affections passionnées où les muscles respiratoires entrent en action convulsive, tel est l'acte génital exercé avec violence et poussé à l'excès; telles sont encore la colère impétueuse, et toutes les passions dans lesquelles les forces vitales s'accumulent dans tout l'appareil musculaire en même temps, et qui, par conséquent, nécessitent les contractions répétées des muscles respiratoires, et celles du cœur, afin de chasser une plus grande quantité de sang qu'à l'ordinaire vers la périphérie.
Source : Gallica

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