d’Alembert, Diderot, Vandenesse

Résumé

d’Alembert, Diderot, Vandenesse L’Encyclopédie, 1re éd.

La joie n’est jamais sans une grande dilatation du cœur, le pouls s’éleve, le cœur palpite, jusqu’à se faire sentir ; la transpiration est si forte qu’elle peut être suivie de la défaillance & même de la mort. La colere suspend ou augmente tous les mouvemens, surtout la circulation du sang ; ce qui rend le corps chaud, rouge, tremblant, &c... or il est évident que ces symptomes seront plus ou moins violens, selon la disposition des parties & le méchanisme du corps. Le méchanisme est rarement tel que la liberté de l’ame en soit suspendue à l’occasion des impressions.
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d’Alembert, Diderot, Vandenesse L’Encyclopédie, 1re éd.

Notre constitution, notre éducation, nos principes, nos systèmes, nos préjugés, tout modifie nos affections, & les mouvemens du corps qui en sont les suites. Le commencement de l’affection peut être si vif, que la Loi qui le qualifie de premier mouvement, en traite les effets comme des actes non libres. Mais il est évident par ce qui précede, que le premier mouvement est plus ou moins durable, selon la différence des constitutions, & d’une infinité d’autres circonstances.
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