Résumé

Édouard Fournié Du rôle de la trompe d'Eustache dans la physiologie de l'audition… (1880)

Or, comment se fait-il que lorsque le conduit auditif externe est ouvert, notre oreille reste insensible aux bruits dont nous venons de parler ? Une seule explication est possible: les vibrations des corps solides se transmettent difficilement à une masse d'air qui n'est pas exactement circonscrite. Ainsi, par exemple un diapason qui vibre assez fort à un mètre de distance de l'oreille n'est pas entendu, tandis que si on rapproche de la bouche ouverte on entend immédiatement un son intense.
Source : Gallica

Édouard Fournié Du rôle de la trompe d'Eustache dans la physiologie de l'audition… (1880)

Si on pratique quelques mouvements de déglutition, le nez et la bouche étant fermés, à chaque coup de piston, représenté par la contraction des obturateurs, l'air est refoulé dans la caisse du tympan jusqu'au moment où la contraction devient impuissante. C'est à la surabondance de l'air contenu dans la caisse et non à la raréfaction qu'il faut attribuer les bourdonnements et le sentiment de pression.
La preuve la plus formelle qu'on puisse donner de l'action obturatrice des muscles de la trompe, chacun peut la trouver en soi.
Source : Gallica

Édouard Fournié Du rôle de la trompe d'Eustache dans la physiologie de l'audition… (1880)

Dans le second cas, c'est-à-dire lorsque le conduit est fermé par un corps inerte, le bruit entendu ne peut provenir que de deux sources : de l'extérieur en impressionnant les parois du crâne et en mettant en vibration la petite colonne d'air emprisonnée dans le conduit auditif externe, ou bien de l'intérieur de nos organes par un mécanisme analogue, c'est-à-dire en faisant vibrer par influence la colonne d'air enfermée dans le conduit (1) .
Source : Gallica

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