Émile Condroyer, Les hommes dans la tempête (1993)
“ Le phare en mer, sa silhouette féodale, l'humanité qu'il acquiert par la seule présence des hommes enfermés, dégagent l'angoisse d'un drame latent. Mais la pensée que le pavillon noir peut flotter à cette hampe de pierre, vaut à elle seule tout le drame. La liberté qu'en de pareilles circonstances ce pavillon procure à l'imagination, la fièvre qu'il lui communique ont peu à peu créé une espèce d'hallucination collective : dès que la tempête donne, on aperçoit de terre le pavillon noir sur quelque isolé. ”
