Gustave Babin

Élements biographiques

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

Elle vous saisit dès le seuil, dès qu'on traverse cette allée sombre qui fait suite à la Porte monumentale, ou ce steppe, si morne le soir, qui règne entre les deux palais des Champs-Élysées, espace tellement énorme qu'on ne parvient jamais à le remplir. Des gens avisés arrivant là retourneraient sur leurs pas.
On rêverait tout cela bouillonnant d'éclats, de vivats, de flonflons, comme le fut, me semble-t-il, l'Exposition de 1889.
Si grande que soit la foule, à de certains jours, c'est vide, inanimé. Il manque à ce grand corps l'âme toute-puissante.
Source : Gallica

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

La lampe électrique devient l'élément initial, à l'infini répété, d'une dentelle lumineuse. Entre les mains d'un artiste d'imagination luxuriante et subtile, cela pouvait être la grande féerie de clartés, le poème même de l'Electricité, de la lumière nouvelle, cette lutte entre les aveuglants éclats de l'eau embrasée et le rayonnement adouci de cet éventail grand ouvert. M. Hénard, l'architecte du palais de l'Électricité, ni M. Paulin, celui du Château d'Eau, n'étaient cet homme.
Source : Gallica

Gustave Babin La bataille de la Marne (6-12 septembre 1914… (1915)

Acy a été tout le jour encore l'arène d'une étreinte implacable de part et d'autre, où la 63e division fait merveille. Le soir, l'ennemi occupe toujours le pauvre bourg; mais nous gardons le petit bois triangulaire qui le domine à l'entrée, tout encombré des cadavres entremêlés des adversaires. On demeure face à face à quelques pas les uns des autres.
Au cours de cette journée, où le combat s'achève vers 8 heures, le général Maunoury a reçu un nouveau renfort, dont il a senti, la veille, la nécessité, en voyant
quelles forces se rejettent d'heure en heure contre lui.
Source : Gallica

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