Résumé

Gustave Babin La bataille de la Marne (6-12 septembre 1914… (1915)

Acy a été tout le jour encore l'arène d'une étreinte implacable de part et d'autre, où la 63e division fait merveille. Le soir, l'ennemi occupe toujours le pauvre bourg; mais nous gardons le petit bois triangulaire qui le domine à l'entrée, tout encombré des cadavres entremêlés des adversaires. On demeure face à face à quelques pas les uns des autres.
Au cours de cette journée, où le combat s'achève vers 8 heures, le général Maunoury a reçu un nouveau renfort, dont il a senti, la veille, la nécessité, en voyant
quelles forces se rejettent d'heure en heure contre lui.
Source : Gallica

Gustave Babin La bataille de la Marne (6-12 septembre 1914… (1915)

Essayons maintenant de nous faire une idée d'ensemble de cette gigantesque lutte engagée sur un front de quatrevingts lieues, au milieu duquel les champs des batailles de jadis, Montmirail, Champaubert, Vauchamps, Mormant, la Fère-Champenoise, Sézanne, apparaissent sur la carte comme d'imperceptibles points; de ce duel entre quatre millions d'hommes, peut-être, où, au jour le jour, sur un secteur ou sur l'autre, un général habile ou favorisé remportait quelque avantage qui eût constitué autrefois une décisive victoire
Source : Gallica

Gustave Babin La bataille de la Marne (6-12 septembre 1914… (1915)

Le général Foch est donc attaqué dès le matin du 6. Il tient son front le 7 et le 8, — mais tout juste, et au prix de quelle énergie, de quelle constance, de quelle habileté, de quelle science merveilleuses! C'est chaque jour, devant les poussées allemandes, un reflux suivi d'un flux semblables aux oscillations de la mer. On cède quelquefois à la force, sur un point. On regagne, quelques heures plus tard, le terrain momentanément abandonné.
Dans l'après-midi de ce troisième jour de lutte, le 11e corps est obligé, toutefois, à un repli sensible.
Source : Gallica

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