Résumé

Réginald Kann Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution (1923)

Devait-on aller au secours de la droite, de la gauche, ou boucher le trou qui se creusait au centre? Dans cette crise imprévue, Kluck ne perdit rien de son calme et de sa ténacité ; il resta fidèle au seul principe qu'il admît, celui de Schlieffen. Au milieu des dangers qui l'assaillaient soudain, il ne vit, il ne voulut voir qu'une chose. En attaquant sur la rive droite de la Marne, l'aile gauche de l'ennemi ne s'appuyait plus à rien; si loin qu'elle s'étirât vers le nord, on pourrait allonger la ligne allemande plus que la sienne, la déborder, enfoncer son flanc.
Source : Gallica

Réginald Kann Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution (1923)

Ces espérances dont on se flattait à la droite et à la gauche de l'aile droite allemande ne pouvaient faire illusion sur la détresse du centre. La dispersion de la cavalerie de Richthofen y laissait un vide total, sans un homme pour arrêter ou même retarder la marche de l'adversaire, sans un bataillon de renfort en vue. Là, la percée était faite; l'ennemi pouvait pénétrer sans obstacle par la brèche et manoeuvrer à son gré contre le flanc de Bülow et contre les communications de Kluck.
Source : Gallica

Réginald Kann Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution (1923)

La formule de la manoeuvre de Varsovie était bien faite pour lui plaire, puisqu'elle tendait à l'encerclement d'une armée russe, à une bataille d'anéantissement rappelant celle de Cannes. Mais c'était un diminutif bien réduit de la victoire d'Annibal, aboutissant à la destruction d'une partie seulement des forces militaires de la Russie, une partie minime, à peine plus qu'un gros détachement. Il n'y avait là guère de quoi satisfaire le goût de Schlieffen pour les solutions rapides et cependant aucun moyen ne s'offrait de faire mieux et plus vite sur le théâtre d'opérations oriental.
Source : Gallica

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