Résumé

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1919-1920)

L'Armée Britannique a été saignée à blanc si l'on en juge par les prisonniers faits et les morts laissés sur le champ de bataille; toutes ses divisions, sauf cinq ou six, ont donné; elle est matée pour plusieurs mots (l) .
L'Armée Française est en situation difficile : son front propre s'est allongé de 125 kilomètres; elle tient maintenant plus des 7 dixièmes du front occidental (655 kilom. sur 850) ; le moral des peuples de l'Entente est frappé.
Encore quelques coups de cette sorte, et l'on pourra reparler d'une paix à laquelle les peuples de la Quadruplice aspirent, surplus que jamais.
Source : Gallica

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1919-1920)

En face d'un Autrichien défaillant et d'un Allemand dont la maîtrise lui à infligé des pertes extrêmement lourdes, le Commandement russe, consoient des lacunes que présente son outillage de guerre, tâchera de tirer le meilleur parti de la supériorité numérique de ses Armées, en s'acharnant contre le plus faible de ses deux adversaires. Sans doute, il n'abandonnera pas toute idée de porter aux Allemands des coups décisifs
Source : Gallica

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1919-1920)

Pendant qu'en Autriche-Hongrie, les assemblées politiques donnent, par leurs discussions, tout le retentissement possible à l'échec du Pizme, c'est à Berlin, le Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, von Kuhlman, qui déclare, devant le Reichstag, le 21 Juin que la Guerre ne peut plus trouver sa décision sur le champ de bataille." Un si fâcheux ensemble de conjonctures militaires et politiques est bien fait pour donner à toute nouvelle offensive le caractère d'un "va-tout".
Source : Gallica

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