Gustave Babin, Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)
“ Elle vous saisit dès le seuil, dès qu'on traverse cette allée sombre qui fait suite à la Porte monumentale, ou ce steppe, si morne le soir, qui règne entre les deux palais des Champs-Élysées, espace tellement énorme qu'on ne parvient jamais à le remplir. Des gens avisés arrivant là retourneraient sur leurs pas. On rêverait tout cela bouillonnant d'éclats, de vivats, de flonflons, comme le fut, me semble-t-il, l'Exposition de 1889. Si grande que soit la foule, à de certains jours, c'est vide, inanimé. Il manque à ce grand corps l'âme toute-puissante. ”
