Résumé

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

Elle vous saisit dès le seuil, dès qu'on traverse cette allée sombre qui fait suite à la Porte monumentale, ou ce steppe, si morne le soir, qui règne entre les deux palais des Champs-Élysées, espace tellement énorme qu'on ne parvient jamais à le remplir. Des gens avisés arrivant là retourneraient sur leurs pas.
On rêverait tout cela bouillonnant d'éclats, de vivats, de flonflons, comme le fut, me semble-t-il, l'Exposition de 1889.
Si grande que soit la foule, à de certains jours, c'est vide, inanimé. Il manque à ce grand corps l'âme toute-puissante.
Source : Gallica

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

La façade sur le Champ de Mars du palais de l'Electricité, qui forme, avec le Château d'Eau, un groupe décoratif indivisible, a été conçue essentiellement pour être vue éclairée. Dans le jour, ce n'est qu'une sèche et roide armature, dégingandée, surbaissée, tiraillée, dirait-on, entre le louable désir de masquer de son mieux le toit de la vieille galerie des Machines et la crainte de ne pas être aperçue par les promeneurs du Trocadéro sous l'arc de la Tour, où elle doit s'inscrire par force, le soir, quand elle s'illumine.
Source : Gallica

Gustave Babin Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)

Il est partout : au musée centennal du mobilier, à l'Exposition centennale des Beaux-Arts, à la classe contemporaine du meuble, avec vingt ou trente numéros du catalogue, avec une salle à manger idéale, belle de construction, belle d'ornementation, stylisation, en chacun de ses éléments, d'une plante, tiges, fruits ou fleurs, depuis le lustre en fer forgé où se gonflent en ampoules des graines de clématites, jusqu'aux gobelets; il est encore au musée centennal de la verrerie, à la classe contemporaine du verre, enfin, où il règne en triomphateur sans second.
Source : Gallica

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