Pavillon auditif

Définition et enjeux

Philippe Rigaud Cours d'études anatomiques (1843)

Le pavillon de Y oreille, placé à l'entrée du conduit auditif externe, est un véritable cornet acoustique propre à recueillir les ondes sonores et à les conduire jusque dans le canal qui aboutit au tympan : la disposition favorable à cet usage, mal déterminée chez l'homme, est on ne peut pas plus favorable à ce but chez un grand nombre d'animaux, où le pavillon est un véritable entonnoir qui a la faculté de se diriger vers le côté d'où viennent les sons.
Source : Gallica

Portrait de Léo Testut Léo Testut Traité d'anatomie humaine : anatomie descriptive… (1895-1897)

Quoique dégradé chez l'homme, le pavillon a encore une certaine importance fonctionnelle, en ce qu'il concourt, comme le démontrent nettement les expériences de SCHNEIDER, à diriger vers le conduit auditif et, de là, vers la membrane du tympan les ondes sonores qui viennent le frapper et se réfléchir à sa surface.
Source : Gallica

Paul Marié Notions générales d'anatomie, d'histologie et de physiologie (1900)

Le pavillon est mû par des muscles volontaires, très peu développés chez l'homme; il est presque immobile, sauf chez certaines personnes, tandis que les animaux dirigent la conque vers le bruit.
Le conduit auditif externe est un canal de 3 centimètres, qui s'enfonce dans le temporal et se trouve fermé par la membrane du tympan ; son trajet est coudé, décrivant une courbe irrégulière concave en bas, de telle sorte que, quand on veut faire pénétrer une injection dans l'oreille, il faut, pour le redresser, tirer le pavillon en haut et en arrière.
Source : Gallica

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