Gabriel Dupuis

Résumé

Gabriel Dupuis Mimiques voulues (1897)

Mais passons et retenons seulement qu’aujourd’hui, un critique sérieux, s’appuyant sur l’anatomie et la physiologie, est en mesure de décider devant une statue ou un tableau qu’une dissociation mimique y est visible, que tel ou tel muscle ne doit pas être enjeu dans l’expression cherchée, que deux plis de la peau se contredisent, que tel geste est incompatible avec la mimique actuelle du visage. Il faudrait que les artistes n’abordent jamais l’étude d’une expression sans connaître à fond le mécanisme dont ils veulent rendre le jeu.
Source : Gallica

Gabriel Dupuis Mimiques voulues (1897)

La pantomime devrait être, semble-t-il, le triomphe de la mimique artificielle. Le classique Pierrot n'a-t-il pas la physionomie la plus expressive qu’on puisse imaginer, l’éclat et la mobilité des yeux, la bouche accentuée par le fard, ressortent admirablement au milieu de la face blanchie et imberbe. Comme il est muet, son débit ne contredira pas sa mimique. Mais le geste ne peut suppléer la parole qu’à condition d’être outré, exagéré, conventionnel même, et les dissociations se retrouveront entre la mimique faciale et celle des membres.
Source : Gallica

Gabriel Dupuis Mimiques voulues (1897)

Lorsqu’on cherche à fixer la mimique à l’aide d’un procédé iconographique quelconque, on se trouve en présence de grandes difficultés. Par le fait seul qu’on fixe une physionomie par le crayon ou le pinceau, on l’immobilise, et le mouvement est la qualité fondamentale de la mimique; ce qu’il y a d’intéressant dans l’expression, c’est la suite des contractions, c’est aussi l’à-propos de ces contractions au milieu de la conversation, deux choses que la peinture ou le dessin ne peuvent pas dire.
Source : Gallica

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