Nerf périphérique

Définition et enjeux

Dr Beaudouin Conférences d'anatomie et de physiologie… (1906)

Si on coupe un nerf (après l'avoir bien isolé de tout autre nerf et de tout autre muscle que ceux auxquels il correspond) , le bout périphérique, celui qui n'est plus relié avec les centres nerveux, n'est plus sensible aux irritations, il ne les transmet plus aux centres, puisque la voie de transmission est interrompue; il reste moteur, si on l'irrite il fait mouvoir les muscles auxquels il se rend.
Source : Gallica

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard De la physiologie générale (1872)

Pour fixer dans l'esprit cette action toxique singulière qui ne peut atteindre le nerf de mouvement que par la périphérie, bien qu'il lui fasse perdre ses propriétés par le centre, c'est-à-dire par l'extrémité opposée à celle qui ressent l'action perturbatrice ou toxique, je donne dans mes cours l'image suivante : que l'on se représente hypothétiquement pour un instant le nerf moteur comme un tube plein d'un fluide nerveux qui ne peut s'écouler que par l'extrémité périphérique, et par suite de l'altération ou de la paralysie d'un orifice qui serait muni d'une soupape quelconque.
Source : Gallica

Émile Léon Poincaré Le Système nerveux périphérique au point de vue normal et pathologique… (1876)

Mais cette réserve une fois épuisée, le nerf reste désormais inerte et sourd aux incitations de l'électricité. Et cependant ce tronçon périphérique fait encore partie d'une économie vivante; il est plongé au milieu de tissus pleins de vie ; il continue à recevoir du sang pour alimenter sa propre matière et ses productions dynamiques ; il ne s'altère pas dans sa texture (du moins les physiologistes l'ont cru d'abord) . Une seule chose est supprimée dans ses conditions normales, c'est sa continuité avec l'encéphale, et cela suffit pour le réduire à l'impuissance.
Source : Gallica

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