“ Comme du temps des ballons rouges, une baudruche, pour avoir fait la fière au-dessus des arbres, soudain retombait fripée, moribonde, sur les pelouses, ainsi les nuages égorgés ne peuvent rappeler aux yeux chercheurs, le troupeau entre ciel et terre, que menait, berger invisible, le vent. ”
Baudruche
Définition et enjeux
Citations sur “baudruche”
René Daumal, La Grande Beuverie
“ Des anges en baudruche, gonflés d’hydrogène, flottaient parmi les cataractes de lumière oxhydrique, agitant dans leurs tendres mains des harpes éoliennes d’où neigeait le bruissement de valses viennoises et d’allègres chants militaires, enfin de tout pour tous les goûts. ”
André Baillon, Par fil spécial (1924)
“ Quand le vent est bon et que ça monte, avec le gros bout du porte-plume, on pousse : « Le beau ballon ! C’est moi qui l’ai lancé ». Le vent tourne ; vite le porte-plume du côté de la pointe : « La baudruche ! Je l’avais dit. La voilà qui crève ! » ”
Abbé Hauchecorne, Abrégé latin de philosophie, avec une introduction et des notes françoises… (1784)
“ Non ; quoique plus ferrée qu'aucune étoffe possible , elle est poreuse, & nul vernis n'est inaltérable : de plus, la peau de Baudruche deviendra rare à proportion que l'on augmentera le nombre des Ballons & qu'on étendra leur volume , & les Bœufs n'en fourniront plus assez. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ BAUDRIER. s. m. Echarpe de cuir ou d’étoffe qu’on porte sur l’épaule droite, & qui descend sur le côté gauche, servant à tenir l’épée. Balteus, balteum. Un baudrier à frange. Il reprit les ornemens impériaux, le baudrier militaire, & l’épée, marques de noblesse & de commandement, dont il avoit été dégradé. Mézer. Baudrier, est aussi une valise faite de drap, pour porter ce que l’on veut en campagne. Hippopera, pannea. On se sert aussi de ce mot dans les termes d’Astronomie : une des plus belles étoilles est celle qui est au milieu du baudrier d’Orion. ”
Lucien Daniel, Les mystères de l'hérédité symbiotique… (1940)
“ Que de baudruciies se dégonfleraient piteusement si, d'un coup d'épingle bien appliqué, on découvrait leurs larcins non seulement vis-à-vis des vivants, mais encore et surtout vis-à-vis de ceux qui ne sont plus là pour se défendre ! Il est particulièrement ignoble de détrousser les morts ! ”
Victor Baudot,
Au Pays des Peaux-Rouges: Six ans aux Montagnes Rocheuses…
“ Il se fit faire plusieurs paires de chaussures indiennes, mit dans un sac de peau de la viande sèche mêlée avec de la graisse de buffalo et, muni de ces provisions, il partit. Epuisé de fatigue, il passa bien des nuits couché dans la prairie, au milieu des ténèbres et des bêtes fauves; il traversa des fleuves et des montagnes, arriva aux confins du monde, et là il commença à s’élever dans l’espace. Bientôt il rencontra un enfant merveilleusement beau qui portait un arc et des flèches, et en sa compagnie il fit la chasse aux petits oiseaux. ”
Théophile Gautier,
Portraits et Souvenirs littéraires
(1875)
“ De la facture du vers , passons à la trame du style . Baudelaire y mêle des fils de soie et d' or à des fils de chanvre rudes et forts , comme en ces étoffes d' Orient à la fois splendides et grossières où les plus délicats ornements courent avec de charmants caprices sur un poil de chameau bourru ou sur une toile âpre au toucher comme la voile d' une barque . Les recherches les plus coquettes , les plus précieuses même s' y heurtent à des brutalités sauvages ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Un effrayant baudrier d’or entourait sa poitrine, et des images admirables y étaient sculptées, des ours, des sangliers sauvages et des lions terribles des batailles, des mêlées et des combats tueurs d’hommes, car un très-habile ouvrier avait fait ce baudrier. ”
Henry Houssaye,
Revue des Deux Mondes
“ M. Baudry expose aussi le portrait d’une petite fille en robe bleue avec écharpe blanche. La physionomie, très fraîche et très enfantine, n’a pas cet air boudeur que les peintres sont accoutumés à donner aux enfans qui posent. Il semble au reste que M. Baudry ait tout sacrifié à cette charmante tête ; la facture des jambes est molle et celle des mains trop sommaire. Et quel singulier fond le peintre a choisi : la plinthe de sapin peinte en chêne et le hideux poêle de faïence blanche à bouches de chaleur de cuivre qui déshonore nos salles à manger. ”
Henry Martin, Exposition de portraits peints et dessinés du XIIIe au XVIIe siècle… (1907)
“ Livre d'Heures. – Portrait d'une dame de la famille de Baudricourt : très probablement Anne de Beaujeu, des sires d'Amplepuis, mariée en secondes noces à Jean de Baudricourt, fils du célèbre compagnon de Jeanne d'Arc, qui devint maréchal de France. Coiffée d'un hennin et vêtue du costume que portaient les grandes dames aux temps des rois Charles VII et Louis XI, la dame de Baudricourt est représentée en prières devant la Vierge. D'autres femmes sont agenouillées derrière elle. Collection de M. le comte Paul Durrieu. ”
Émile Bergerat,
Peintures décoratives de Paul Baudry au grand foyer de l'Opéra…
(1875)
“ Ces corps de Bacchantes agitées en tous sens par les rhythmes sauvages, ces étoffes qui flottent flagellées par le vent et soulevées par la course, cette chasse qui passe au fond et ces diverses expressions de femmes en délire autour du corps blanc du jeune homme divin, tout cela forme un tableau saisissant et qui montre une des faces les plus intéressantes du talent multiple de M. Baudry. Le charme ordinaire de ses compositions s'appuie ici d'un sens dramatique que les autres parties de son œuvre décorative, avec leur style calme et leur grâce, ne laissaient point soupçonner. ”
Wilhelm Wartmann,
Les Vitraux suisses au musée du Louvre…
(1908)
“ Un baudrier jaune brodé de croisettes passe de l'épaule gauche à la hanche droite. Les manches, très amples et tailladées, sont violettes sur fond noir. Pour les hauts-de-chausses, tailladés sur le devant, mais peu bouffants, et pour les bas, l'artiste s'est servi du même verre vert que pour les colonnes et pour l'arc. La tête, coiffée d'une toque surmontée d'un immense panache de plumes d'autruches, est dessinée avec verve. Le visage se présente presque de profil : œil très grand et très expressif, sourcil fin, barbe et moustache soignées ne cachant pas les lèvres charnues. ”
Jules Breton,
La vie d'un artiste : Art et nature…
(1890)
“ « C'est égal, ça vous casse les jambes ! » Mais le plus beau succès de Baudry, ce sera La Perle et la Vague. Quelle charmante personnification de la mer pure et bleue, frangée d'écume ! Quelles merveilles que ce torse tiède et nacré, que cette tête à jamais ravissante, renversée, extasiée dans son rêve d'azur! Quel charme voluptueux et chaste ! Comme cette toile est personnelle, bien qu'el le soit différente de ce que le peintre avait d'abord promis! ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Mais, tenez, beau sire, à votre insu, la beauté de cette pucelle vous séduit, vous voulez être son chevalier durant ce long voyage ; il peut offrir d’heureuses chances à votre amoureuse courtoisie, et... — Allons, trêve de plaisanteries, — ajouta Robert de Baudricourt, répondant à un geste d’impatience de son ami. — Quant à moi, voici sérieusement ma pensée sur cette belle fille : Si elle n’est sorcière, elle a le cerveau détraqué par ses visions, se croyant d’ailleurs de bonne foi inspirée de Dieu ”
Paul Lacroix,
Les Aventures du grand Balzac, histoire comique du temps de Louis XIII, par P.-L. Jacob
(1838)
“ Bautru se pencha pour voir les armes que portait ce sceau de cire blanche, et ayant répété tout haut cette légende : A l'immortalité, gravée au-dessus d'une plume volant à l'instar d'une flèche, il imita le son d'une trompette avec sa bouché gonflée d'air, et fit précéder d'une espèce de fanfare la lecture annoncée par Boisrobert. Faret crut qu'on l'invitait à un toast en l'honneur de l'immortalité, et présenta son verre, dans lequel Bautru versa de l'eau , sans que l'ivrogne s'en aperçût avant d'y avoir trempé ses lèvres. ”
Eugène Crépet, Charles Baudelaire, étude biographique
“ La chevelure, très épaisse, fait touffe sur les tempes ; le corps, incliné sur le coude gauche, est serré dans un habit noir d’où s’échappent un bout de cravate blanche et des manchettes de mousseline plissée. Ajoutez à ce costume des bottes vernies, des gants clairs, et un chapeau de dandy [17] , et vous aurez au complet le Baudelaire d’alors, tel qu’on le rencontrait aux alentours de son île Saint-Louis, promenant dans ces quartiers déserts et pauvres un luxe de toilette inusité [18] . ”
Maurice Barrès,
Amori et dolori sacrum: La mort de Venise
“ Et comme les simples portent sur le marbre ou le bois dont est faite l’idole leur sentiment [p. 124] religieux, l’aspect de ces volumes, leur odeur, la pâte du papier et l’œil des caractères, tout cela m’est présent et demeure mêlé au bloc de mes jeunes impressions. Il n’est de vrai Baudelaire pour moi qu’un certain exemplaire disparu à couverture verte et saturé de musc. M’inquiétais-je beaucoup d’avoir une intelligence exacte de ces poètes? Leur rythme et leur désolation me parlaient, me perdaient d’ardeur et de dégoût. ”
Charles Baudelaire,
La Femme sauvage et la Petite-Maîtresse
“ Allons ! un bon coup de bâton pour la calmer ! car elle darde des yeux terribles de convoitise sur la nourriture enlevée. Grand Dieu ! le bâton n’est pas un bâton de comédie, avez-vous entendu résonner la chair, malgré le poil postiche ? Aussi les yeux lui sortent maintenant de la tête, elle hurle plus naturellement. Dans sa rage, elle étincelle tout entière, comme le fer qu’on bat. ”
Édouard Baudry, Rue Principale
“ Vous avez l’air de deux sergents de ville qui ont avalé leur parapluie ! Mathieu et Girard se regardèrent sans mot dire, échangèrent des clins d’œil pleins de sous-entendus, sourirent avec condescendance et prirent un air avantageux. Monsieur Bernard contemplait la scène avec un malicieux plaisir. — Non mais sans blagues ! renchérit Gaston, vous avez l’air de jouer aux tableaux vivants, pas moinsse ! — Dis-y donc, conseilla Girard. — Penses-tu ? fit Mathieu. — Il me semble, moi, farine d’avoine ! À quoi que ça sert d’attendre plus longtemps ? ”
A. de Lapradelle, La France à l’exposition de San Francisco
“ Dans la ruche artistique qui, dès la première heure, se remet au travail, le magnifique labeur des trois premiers quarts du siècle se fond et se condense en expressions nouvelles hautement significatives : l’imagination aboutit, avec Paul Baudry, Puvis de Chavannes, à la grande peinture monumentale ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal
“ Comme s’ils regardaient au loin, restent levés Au ciel ; on ne les voit jamais vers les pavés Pencher rêveusement leur tête appesantie. Ils traversent ainsi le noir illimité, Ce frère du silence éternel. Ô cité ! Pendant qu’autour de nous tu chantes, ris et beugles, Éprise du plaisir jusqu’à l’atrocité, Vois ! je me traîne aussi ! mais, plus qu’eux hébété, Je dis : Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles ? XCIIIÀ UNE PASSANTE La rue assourdissante autour de moi hurlait. ”
Daubenton, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ La baudroie est plate & de couleur brune ou enfumée ; sa tête est grosse, ronde, applatie & garnie de plusieurs aiguillons ; l’ouverture de la bouche est au-devant de la tête & non pas en dessous ; la mâchoire inférieure & la langue sont plus longues que la mâchoire supérieure, c’est pourquoi la bouche est toûjours ouverte : chaque mâchoire a des dents longues, pointues & recourbées en dedans ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1853-1854)
“ Dans sa maison, une Mauresque en négligé est à peine vêtue; sa tête est nue ; une petite chemise à manches courtes, et un caleçon fixé sur les reins lui cachent le ventre et une partie des cuisses ; un fichu de couleur et ordinairement en soie, noué par devant de manière à former un petit jupon ouvert, complète l'ajustement; car, dans ce négligé, avec lequel les Mauresques ne se font aucun scrupule de se montrer sur les balcons de leurs terrasses, elles n'ont ni bas ni souliers. Le costume paré de l'intérieur est très riche, et même élégant. ”
Frédéric Baudry,
Mythologie zoologique, ou les Légendes animales…
(1874)
“ L'aînée des filles rêve qu'elle épouse le fils d'un marchand, la seconde un noble, et la troisième un bouc. Le père ordonne à celle-ci de ne jamais sortir de la maison ; elle désobéit et voit apparaître un bouc qui l'emporte sur ses cornes au milieu des rochers. De la salive et des mucosités tombent de la bouche et des naseaux de l'animal; la bonne jeune fille n'en est pas dégoûtée, mais lui essuie patiemment la bouche. ”
Eugénie Foa,
Les Petits artistes peintres et musiciens…
(1863)
“ Dans ce moment une certaine agitation venue des pièces précédentes ayant fait supposer la prochaine apparition de celui dont on parlait, M. de Bautru se tut; mais, le silence s'étant rétabli, invité par Mademoiselle à continuer, il reprit le fil de son récit : - Le maître de chapelle de Monsieur, ayant entendu, par hasard, chanter Michel, fut si ravi, qu'il lui proposa d'entrer dans les pages de la musique du prince; l'enfant accepta. Voilà le début de sa fortune à Paris. ”
Adolphe Tabarant,
La vie artistique au temps de Baudelaire
(1963)
“ Le Baudelaire de ce temps, les souvenirs de Le Vavasseur l'ont évoqué : chapeau haut de forme, habit noir aux manches larges, cravate noire au nœud sans raideur, pantalon de casimir noir, souliers lacés ou escarpins bas, noirs en hiver, blancs en été : « Byron habillé par Brummel. » Entre le créateur de l'Ecole normande et lui, les bras-dessus, bras-dessous fureteurs ont repris, les arrêts dans les cafés, le Tabourey en particulier, réputé pour ses belles pipes, où se rencontrent les deux jeunesses, facultés et beaux-arts, gibus et habits, capes à l'italienne et feutres à la flamande. ”
Auguste Lacaussade,
Les Épaves
“ Reproduis-moi les traits de mon aimé Bathylle. Fais-lui des cheveux bruns, d’essence tout lustrés ; Que noirs à la racine et par le bout dorés, Ils flottent librement. Dans sa blancheur rosée, Montre un front virginal plus frais que la rosée. ”
Olivier Merson, La peinture en France : exposition de 1861 (1861)
“ Il s'est emparé récemment de la palette, et il peint aujourd'hui des ciels, des terrains, des arbres et des buissons d'un beau caractère. Il lui manque encore de la pratique, mais cela viendra ; il possède l'essentiel, ce que développent quelquefois les maîtres, ce que les meilleurs ne sauraient donner complétement : le sentiment noble et grand de la nature. J'arrive à M. Baudry. L'artiste qui éveille le plus de bruit aujourd'hui, c'estM. Baudry. Les uns, saisis d'un élan enthousiaste, lui jetteraient volontiers des fleurs ; d'autres ne lui épargnent point les couleuvres. ”
Charles Asselineau,
Charles Baudelaire, sa vie et son œuvre
“ Revenons à ce portrait. qui nous rend un Baudelaire que peu de gens aujourd’hui ont connu, un Baudelaire barbu, ultrà-fashionable, & voué à l’habit noir. La figure peinte en pleine pâte s’enlève partie sur un fond clair, partie sur une draperie d’un rouge sombre. La physionomie est inquiète ou plutôt inquiétante ; les yeux sont grand ouverts, les prunelles directes, les sourcils exhaussés ; les lèvres exsufflent, la bouche va parler ; une barbe vierge, drue & fine, frisotte à l’entour du menton & des joues. La chevelure, très-épaisse, fait touffe sur les tempes ”
Marius Chabaud, Madagascar, impressions de voyage (1893)
“ Le buste est emprisonné dans une espèce de veste dont la blancheur ne fut qu'éphémère, tandis que de la taille, une large mauresque, aux couleurs criardes et défraîchies, retombe en cascades irrégulières sur des chaussons en loques laissant voir, par des déchirures sans nombre, les pieds terreux et décharnés. ”
Marcel Tissot, Le Manoir et le monastère, histoire franc-comtoise du quatorzième siècle… (1865)
“ C'était d'abord un baudrier semé de fleurs en relief entremêlées de deux lettres initiales, la première de son nom, la deuxième d'un autre nom, commençant également par la même lettre ; ensuite quelques feuilles de vélin détachées, toutes bordées de gracieuses enluminures, et renfermant une prière, une sentence ou une pensée naïve. ”
Aglaé de Bouconville, Histoire naturelle racontée à la jeunesse… (1853)
“ La chair de ce bel animal est aussi savoureuse que son enveloppe est brillante. Le chrysure ne cède rien en beauté au coryphène, et sa chair est parfaite. La laideur va maintenant prendre place à côté de la beauté. Le nom de crapaud de mer, qu'on a donné à la baudroie, prouve combien ce poisson est repoussant. Ni l'azur, ni l'or, ni l'argent, ni la nacre, ni les étoffes brillantes ou veloutées ne décorent ce poisson : sa couleur est obscure, unie, sans écailles ; ses mouve- ments sont lourds et disgracieux. La baudroie a presque la forme ”
Henri Pasquier, Baudri, abbé de Bourgueil, archevêque de Dol… (1878)
“ « Ecrivez-moi en vers, écrit-il à Giraud, et vous me contraindrez à faire des vers pour vous répondre. Le jeune homme que je préfère, est celui qui applique son esprit à la composition. Si donc vous désirez m'être agréable, faites que l'on vous voie toujours un livre ou une tablette à la main. Tournez et retournez vos livres : demandez, redemandez-leur ce que vous ne savez pas : faites quelque œuvre que vous puissiez réciter à vos amis 1. » Ces conseils de Baudri n'étaient pas sans fruits. ”
