Victor Baudot

Élements biographiques

Portrait de Victor Baudot Victor Baudot Au pays des turbans : Grèce, Syrie… (1896)

ORTONS, si vous le voulez bien, par la porte orientale de l'Ezbékieh; remontons le Mouski jusqu'à la mosquée
des Fleurs; immergeons-nous dans le quartier arabe.
Le Mouski n'est pas une rue : c'est un fleuve. A peine y a-t-on mis le pied, qu'on se sent entraîné par le courant. Tous les types s'y rencontrent, toutes les variétés de costumes s'y confondent, toute la gamme chromatique des couleurs s'y déploie, depuis les tons les plus chauds jusqu'aux nuances les plus délicates ; toutes les montures s'y croisent, depuis l'âne guilleret et trotteur jusqu'au chameau massif.
Source : Gallica

Portrait de Victor Baudot Victor Baudot Au Pays des Peaux-Rouges: Six ans aux Montagnes Rocheuses…

J’ai connu la Robe Noire, il y a 40 ans, quand j’étais encore jeune guerrier, et j’ai appris de lui à prier Dieu et à faire le signe de la croix. D’une main je prenais la prière de la Robe Noire et de l’autre je gardais toutes les prières et superstitions païennes. Je priais Dieu d’abord; puis le soleil, la lune, les étoiles, la terre et tout ce que prient les païens. A la guerre, avant d’attaquer l’ennemi, je descendais de cheval, je m’agenouillais, faisais le signe de la croix et priais Dieu; ensuite je priais comme les Pieds-Noirs et je suis resté sain et sauf jusqu’aujourd’hui.
Source : Gutenberg

Portrait de Victor Baudot Victor Baudot Au pays des turbans : Grèce, Syrie… (1896)

Nous traversons le lit desséché du Céphise ; un instant nous disparaissons au milieu des ombres du bois sacré. Peu à peu ce rideau de verdure s'entr'ouvre ; de majestueuses ruines surgissent de toutes parts; une colline abrupte, sorte de promontoire jeté entre deux vallées, sert de piédestal à ces merveilles de marbre. Portiques, frontons, colonnades, s'étagent et s'entassent sur ce poétique sommet. C'est la ville des sanctuaires ; c'est la ville des dieux, avant-courrière de la ville des hommes : c'est l'Acropole (i) !
Encore quelques minutes, et le train s'arrête : nous sommes à Athènes.
Source : Gallica

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