Sainte Marie-Madeleine

Définition et enjeux

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Sainte Marie-Madeleine (1860)

Marie-Madeleine
touche aux deux côtés de notre vie ; la pécheresse nous oint de ses larmes, la sainte nous oint de sa tendresse ; l'une embaume nos blessures aux pieds du Christ, l'autre nous essaie aux ravissements de son ascension. Mais si Marie-
Madeleine n'a pas besoin d'être louée par une autre bouche que celle de Dieu, nous pouvons mettre notre joie à faire ce qui lui est inutile, et à lui offrir un encens qui retourne à notre cœur comme une bénédiction.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Sainte Marie-Madeleine (1860)

La foi, respectueuse adoratrice de tous les grands souvenirs, habite encore les deux montagnes, et, de leur faîte immaculé, elle regarde en haut le Dieu qui les visita.
Trente ans Dieu donna ce spectacle à ses anges pour en laisser le souvenir à tous les siècles. Trente ans Marie-Madeleine passa de la pénitence à la gloire et de la gloire à la pénitence, réunissant dans cette alternative la double vie qu'elle avait eue, celle de pécheresse et celle d'amie de Jésus.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Sainte Marie-Madeleine (1860)

Tel fut dans l'ancien Testament le modèle donné au repentir, et nul assurément n'aurait su prévoir ce que Dieu ferait dans le nouveau pour mettre à côté de Jésus-Christ une autre et plus divine figure de la pénitence. Il y a réussi pourtant. Marie-Madeleine est une simple femme sans autre histoire que son péché; elle n'a ni l'épée, ni le sceptre, ni la harpe, ni l'œil des prophètes; c'est une pécheresse comme les autres. Elle ne parle qu'une fois dans l'Évangile, au tombeau de son Maître, et sa parole est
sans éclat.
Source : Gallica

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