A. de Lapradelle

Élements biographiques

A. de Lapradelle La France à l’exposition de San Francisco

Ici, les Etats-Unis ont, sous le signe visible de la richesse, tente de matérialiser le bonheur. Par la sagesse de ses aigles, pacifiquement assis près des colonnes qui montent d’étage en étage, la grande République dont le jeune sang fusionne les vieilles races offre à ses citoyens la promesse scintillante d’un avenir doré. Mais en l’élevant entre les arcs de triomphe de l’Est et de l’Ouest, à l’extrémité de la Cour de l’Univers, elle se garde bien de faire pour elle seule, égoïstement, le rêve splendide.
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A. de Lapradelle Revue des Deux Mondes

C’est à la conscience de ses officiers que l’Allemagne confie le soin de limiter la pose des mines : pouvoir redoutable et négateur du droit des gens. Tout ce que l’Allemagne admet, c’est que les mines soient disposées de manière à devenir inoffensives, dans le délai d’une heure pour les mines flottantes, et, pour les mines fixes, dès la rupture de l’amarre. Mais la convention qui, péniblement, s’élabore sur cette base, ne limite les mines que dans leur nature et dans le temps, non dans l’espace.
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A. de Lapradelle Revue des Deux Mondes

Vainement la Grande-Bretagne cherche-t-elle à restreindre aux mines flottantes, munies d’appareils qui les rendent inoffensives au bout d’une heure, l’usage de la haute mer, l’Allemagne prétend poser des mines, même amarrées ; mines qu’il est facile d’immerger dans les mers peu profondes, — Baltique, mer du Nord, Manche, Méditerranée, — sans autre obligation que de signaler la région dangereuse aussitôt le contrôle perdu. Ainsi, ce n’est pas l’Angleterre, c’est l’Allemagne qui risque de devenir, en temps de guerre, la meurtrière maîtresse de la mer.
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