Résumé

Olivier Merson La peinture en France : exposition de 1861 (1861)

Le visage est d'une beauté suave et fière, il dessine un contour d'un galbe superbe ; la ligne chaste et ferme du cou et de la gorge, le charme du regard, le goût sobre des ajustements, l'élégance svelte du dessin, la grâce aisée du modelé, tout concourt à faire de ce tableau une œuvre du plus noble caractère. Je dirai seulement que la main gauche, celle que l'Etude porte à sa poitrine, a les dernières phalanges trop épatées pour n'être pas communes : deux ou trois coups de pinceau corrigeraient ce défaut, et j'espère que M. Timbal n'hésitera pas à les donner.
Source : Gallica

Olivier Merson La peinture en France : exposition de 1861 (1861)

Couchée sur le sable d'une plage, les bras arrondis au-dessus de la tête, Amphitrite achève sa toilette ; un enfant assis lui présente un miroir; un autre souffle dans un gros coquillage rose. Au second plan, à gauche, la proue d'un navire; à droite un cap ; au fond la mer. Le mouvement de la figure principale est d'une souplesse hardie; on dirait que l'artiste a voulu lui donner l'ondulation d'une vague. Le corps de la déesse est de profil, mais le visage se voit de face ; il est très-beau et d'une expression charmante. Les enfants sont parfaits.
Source : Gallica

Olivier Merson La peinture en France : exposition de 1861 (1861)

Mais le portrait d'une dame vêtue de noir, assise de face, les mains l'une dans l'autre, est parfaitement réussi. Si la tête un peu osseuse n'est pas jolie, il ne faut pas en faire un reproche à l'artiste, et ce qu'il faut louer sans restriction,
c'est la justesse et la suavité du modelé, la finesse des contours, le calme de l'expression et l'élégante simplicité de la pose.
Quoi qu'il en soit, M. Flandrin peut être offert comme modèle aux jeunes gens qui, entrant dans la voie sérieuse, veulent perfectionner leur talent.
Source : Gallica

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