Théophile Gautier

Théophile Gautier

Résumé

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Salon de 1847 (1847)

C'est un singulier talent que celui de M. Corot : il a l'œil sans la main; il voit comme un artiste consommé, et peint comme un enfant à qui l'on mettrait pour la première fois une brosse entre le pouce et l'index. A peine sait-il tenir le pinceau et appliquer la couleur sur la toile; eh bien! tout cela n'empêche pas M. Corot d'être un grand paysagiste : l'amour de la nature, le sentiment de la poésie, l'intelligence de l'art, suppléent à tout cela ; ce maladroit arrive à des résultats étonnants, où n'atteint jamais la dextérité la plus consommée.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Salon de 1847 (1847)

Bien que la nature n'y soit pas étudiée de près, et que la convention dirige trop souvent le pinceau de l'artiste, nous aimons les paysages de M. Paul Flandrin. Ils ont une placidité d'effet, une noblesse de lignes, une poésie d'idylle antique, qui nous séduisent. Ce sont des arbres littéraires, qui ont lu Théocrite et Virgile, que les arbres de M. Flandrin. Ils n'ont rien de paysan et de sauvage. Ce faire uni, sans épaisseur, sans touche apparente, ces tons doux et passés, cette sobriété excessive de moyens, ont leur originalité dans ce temps de surcharges et d'effets forcés.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Salon de 1847 (1847)

Si l'élégance est moindre, la pâte en est plus solide, la couleur plus blonde, la teinte plus large, la touche plus grasse. La tête de la jeune fille est jolie, d'un caractère charmant, d'un modelé plein de finesse.
Quant à la femme, on dirait, à sa pose, à la manière dont elle est groupée dans la toile, que l'idée primitive du peintre était de faire une Suzanne au bain. Le geste indique plutôt la pudeur surprise que l'effroi, et les mains sont plutôt arrangées de façon à voiler des trésors qu'à les défendre contre la piqûre envenimée d'un insecte.
Source : Gallica

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