Robert Fleury

Définition et enjeux

Portrait de Jules Breton Jules Breton Revue des Deux Mondes (1899)

Comme homme, Robert-Fleury fut ser- viable et bon. Dans ses œuvres, il a exalté l'héroïsme bienfaisant; il a pris parti pour le génie en lutte contre la superstition et l'ignorance persécutrice. Il s'est peut-être trop préoccupé de faire de sa peinture un enseignement moral. La générosité du but ne soutient pas toujours suffisamment l'imagination. Son trop grand respect des maîtres l'a poussé souvent aussi à imiter la patine du temps et à tomber dans le jaune. J'ai parlé de ses habitudes renfermées. On aurait tort d'y voir une défiance égoïste,
rien ne serait plus loin de la vérité.
Source : Gallica

Charles Clément Géricault, étude biographique et critique… (1879)

Deux peintres, MM. Montfort et Lehoux, nus jusqu'à la ceinture, se chauffaient près du poêle et attendaient pour boxer que l'assaut de leur maître fût terminé.
« Seul un jeune homme travaillait obstinément au milieu de ce tohu-bohu. C'était M. Robert Fleury qui depuis, dans sa brillante carrière, a recueilli le fruit de son application. » C'est au milieu de ce monde passablement hétéroclite que vivait Géricault.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Les artistes contemporains. Salon de 1833 (1833)

Voici deux fois que j'oublie madame Rude, et pourtant, en 1831, j'avais été frappé du mérite de sa Sainte-Famille, et je retrouve aujourd'hui, dans son Adieu de Charles Ier à ses enfalls, presque toutes les qualités qui m'avaienl séduit alors. IV1. Robert Fleury,
qui perd son temps et sa peine à chercher tour à tour la route des autres, et qui dépense un talent de peinture très distingué en imitations imparfaites de tel ou tel de nos contemporains, valait pourtant mieux que cette froide mention.
Source : Gallica

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