Duc de la Force

Résumé

Duc de la Force Revue des Deux Mondes

« Mon fils, disait-il, vient de m’apprendre en arrivant la grâce que Votre Majesté a eu la bonté de me faire, en pardonnant à M. le prince de Conti. Je suis bien heureux qu’il me reste assez de vie pour en faire mes très humbles remerciements à Votre Majesté. Je meurs content, si elle veut bien me faire la justice de croire que personne n’a eu pour elle de sentiments si remplis de respect, de dévouement, et, si j’ose le dire, de tendresse. »
Monsieur le Prince avait à peine achevé, que son neveu arrivait enfin, consolation suprême, plus douce encore, depuis que le Roi avait pardonné.
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Je conjure Votre Majesté de l’en vouloir sortir et de lui accorder un pardon généreux. Je me flatte peut-être un peu trop, mais que ne peut-on espérer du plus grand Roi de la terre, de qui je demeure, comme j’ai vécu, le très humble, très obéissant et très fidèle serviteur et sujet ? »
Le 11 décembre, à six heures du matin, Monsieur le Prince, qui s’était confessé au Père Bergier, car le Père de Champs n’arrivait pas, et qui avait reçu les sacrements, vit entrer le Duc d’Enghien, il l’entendit s’écrier : « Le Roi pardonne au prince de Conti ! » et Condé serra son fils sur sa poitrine.
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LA VIE ET LES DÉPENSES DU PRINCE DE LA ROCHE-SUR-YON Grand et bien proportionné, quoiqu’on vît à sa taille qu’il était fils d’un bossu, la tête charmante sous une forêt de cheveux châtains qui, fort avantageusement, remplaçaient la perruque à la mode, et dont les boucles sombres encadraient un visage d’un joli tour et d’un joli teint, « blanc, mêlé d’incarnat, » tel apparaissait, en 1680, le jeune prince de La Roche-sur-Yon, tel il enchanta toujours tous ceux qui l’approchèrent.
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