Louis de Conti

Définition et enjeux

Duc de la Force,  Revue des Deux Mondes

“ Le prince de Conti se rend lui-même auprès des Majestés britanniques. Cependant la nouvelle court jusqu’en Flandre, atteint la nuit Stratem, où sont campées côte à côte les armées des maréchaux de Boufflers et de Villeroy ; le Te Deum éclate au centre de la ligne, et, de la droite d’un maréchal à la gauche de l’autre, les salves de canon illuminent et ébranlent « quatre lieues de pays. » Mais Conti ne veut pas être traité en roi de Pologne, ainsi que l’a désiré Louis XIV. Il craint que l’élection ne soit pas certaine, qu’un retour de fortune ne se produise en faveur de l’électeur de Saxe. ”
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Portrait de Jean-Louis Soulavie Jean-Louis Soulavie,  Mémoires du Maréchal duc de Richelieu… (1858)

“ C'est à lui que le siècle doit la première idée d'un sérail, qu'il remplit des plus jolies demoiselles qu'on put trouver, pendant quelques années, à Paris. Il était d'ailleurs brave à l'armée, fait pour l'état militaire, mais infatué du nom de Condé.
Le prince de Conti, malheureux à cause de sa femme, dont il était détesté et qu'il adorait, n'avait que des qualités ordinaires dans le cœur et l'esprit. Il n'avait jamais su plaire à sa
femme, qu'il environnait d'espions qui faisaient son martyre par leurs rapports.
”
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Duc de la Force,  Revue des Deux Mondes

“ Le prince de Conti avait supplié Louis XIV de ne pas traiter la princesse de Conti en reine, avant qu’il fût « roi paisible ; » il ne voulait pas d’un rang qui pût embarrasser Sa Majesté ; s’il était obligé de revenir, il se trouverait toujours « assez honoré d’être prince de son sang. » Avec quelle noblesse, quelle sagesse, quelle obligeance, quelle estime, quelle confiance le Roi avait parlé, ne souffrant pas que le prince de Conti fit allusion au temps malheureux de sa disgrâce ; louant l’amitié de Monseigneur pour le prince de Conti ”
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