François Simon Aved de Loizerolles Notice sur la vie et les ouvrages de M. de Pougens… (1834)

Je bénissais Pougens , appuyé sur son bras , Et l'aveugle éclairé guidait mes premiers pas ; Poète sans écho j'écoutais son histoire ; Je puisais l'avenir aux pages de sa gloire ; Mais la mort... non ! arrête !.. oh ! donne-lui mes jours ; Si tu frappes, vois-tu, je n'aurai plus qu'un père. Laisse-les-moi tous deux pour remplacer ma mère ! ! ! Las ! le tems porte sceptre, et les rois restent sourds Aux cris du désespoir, aux pleurs de la prière ! ! !
L'ami de d'Alembert, Mécène du hameau, Pougens n'est plus... Le ciel est sa patrie!
Source : Gallica

François Simon Aved de Loizerolles La mort de Loizerolles , poème… (1828)

Viens poser, ma compagne, un rameau funéraire Sur la tombe d'Auguste et celle de ma mère !
Tu sais si le tems même a calmé ma douleur, Aglaé, quand la mort les frappa sur mon cœur?
Mais de l'humble buis une fraîche ceinture S'allonge sur la terre en filets de verdure , Dans ces vallons de pleurs où des fils, chaque jour, Dressent à leurs parens des monumens d'amour.
Le rampant chèvre-feuille entoure avec mollesse Ces chênes tortueux courbés par la vieillesse,
Qui baissent leurs rameaux de poussière souillés, Et leurs difformes troncs par les vents dépouillés.
Source : Gallica

François Simon Aved de Loizerolles La mort de Loizerolles , poème… (1828)

M. Le noy. M. Aved de Loizerolles : ce tendre et généreux père, qui, pour sauver la vie de son fils, trompant l'œil incertain des bourreaux de l'anarchie, marcha pour lui à l'échafaud, dévouement héroïque qui mérite de consacrer son nom à la postérité. Que l'histoire cesse de nous vanter la farouche vertu de ce Brutus,
qui, pour l'amour de sa république, condamna lui-même ses deux fils à la mort !
Source : Gallica

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