Félix de Conny

Élements biographiques

Portrait de Félix de Conny Félix de Conny,  De l'Avenir de la France, par M. de Conny (1832)

“ Non, ce n'est point le dernier acte de la comédie qu'ils jouent! vous les verrez en d'autres temps revêtir d'autres livrées! la cupidité, la vanité, la peur leur inspireront d'autres travestissemens !
Vainqueurs aujourd'hui, qu'ils subissent le mépris de la France ! leur pouvoir est fragile ! Vaincus, nous implorerons pour eux l'oubli de la noble patrie !
Dans cette cause sacrée il est beau de combattre, il serait beau de mourir. Que la vérité redite de cent manières diverses soit portée par la presse en mille lieux à la fois! qu'elle pénètre partout, qu'elle enflamme tous les coeurs !
”
Source : Gallica

Portrait de Félix de Conny Félix de Conny,  La France sous le règne de la Convention (1820)

“ Roberspierre se présente à l'assemblée régicide ; il ose invoquer Dieu. Sa bouche n'a point prononcé ce nom, sous lequel toute la terre l'adore ; c'est celui de l'Etre-Suprême qu'a choisi Roberspierre : il ordonne à ses complices de décréter l'existence de l'Etre-Suprême, et l'immortalité de l'âme.
La Convention applaudit au discours de Roberspierre, comme elle avoit applaudi à David, proclamant le dieu Marat, à Chaumette, proclamant l'athéisme. Jamais une aussi lâche adulation n'éclata dans ce sénat qui fatiguoit Tibère par son abjecte servitude.
”
Source : Gallica

Portrait de Félix de Conny Félix de Conny,  De l'Avenir de la France, par M. de Conny (1832)

“ Il faut que le sang coule, que les villes tombent, que la nation diminue; il faut que le brigand aguerri et que le pauvre oisif et abruti mettent la France à leur portée. Je n'entends qu'un cri : La révolution ira, le char avancera. Eh quoi ! tant de villes sans communication, tant de bouches sans murmures, tant de populations sans mouvement! La terreur comprime tout, la terreur isole tout. Vieux respects, propriétés antiques, droits, humanités, vous êtes des conspirations , sanglots étouffés, soupirs et gémissemens, vous êtes des signes de contre-révolution. La terreur est la justice... ”
Source : Gallica

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