Auguste Jal,
Les causeries du Louvre : salon de 1833
(1833)
“ Je reconnais à ce peintre du talent, une force réelle dans l'art d'exprimer, un sentiment énergique, et la faculté du coloriste; mais je le vois engagé dans un système qui donne un masque à la nature, qui l'exagère et la fait grimacer. M. Jeanron voit en noir après Decamps ; il n'a pas inventé son harmonie terrible et sauvage, il l'a empruntée à Decamps, qui a l'avantage d'être transparent, même dans les vigueurs les plus grandes. Il outre un principe que je crois bon, la fermeté et la solidité du ton, et il arrive à faire des figures dont la moins noire est d'un bistre très-coloré. ”
