Résumé

Édouard Mène Nouvelles recherches sur les causes de la surdité… (1860)

Quant à nous, nous ne nommons surdité nerveuse que celle qui n'est accompagnée d'aucune lésion appréciable dans l'organe de l'ouïe; c'est-à-dire que toutes les fois que nous trouvons le conduit auditif et les glandes cérumineuses parfaitement sains, la membrane du tympan intacte, la oaisse du tambour et la trompe d'Eustache libres, les régions pharyngienne et nasale, sans aucune altération, et que cependant il existe une surdité plus ou moins intense, nous l'appelons surdité nerveuse.
Source : Gallica

Édouard Mène Nouvelles recherches sur les causes de la surdité… (1860)

Dans les inflammations aiguës, la surdité est quelquefois de peu de durée et facile à guérir, parce que la cause morbide ayant disparu sans laisser de lésion, l'organe revient à l'état normal en même temps que les symptômes disparaissent. Il ne faut pas cependant croire qu'il en soit toujours ainsi. Bien souvent, en effet, une légère inflammation, érysipélateuse, eczémateuse ou phlegmoneuse du conduit auditif externe, est l'origine d'une surdité qui non-seulement persistera, mais encore croîtra peu à peu, jusqu'à ce qu'un traitement approprié enraye la maladie ou la fasse disparaître.
Source : Gallica

Édouard Mène Nouvelles recherches sur les causes de la surdité… (1860)

Si le pus s'est fait jour à travers la membrane du tympan, celle-ci est perforée et quelquefois a disparu complétement : il n'est pas rare, dans ces cas, de trouver les osselets de l'ouïe détachés, libres, cariés, ou même de les voir entraînés dans la suppuration. Les os sont souvent cariés en un ou plusieurs points. La carie la plus fréquente est celle de l'apophyse mastoïde qu'on trouve pour ainsi dire vermoulue et baignée par le pus. La suppuration peut se faire jour au dehors et donner lieu à un abcès sous la peau qui recouvre l'apophyse mastoïde.
Source : Gallica

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