Résumé

Annales du charlatanisme. 1er N °

Victor Foy brava tout. Déserteur, sans argent, sans considération, presque sans famille, il chercha un moyen de vivre, de fuir ses engagemens , et la gentillesse suivante s'offrit à son imagination : A une demi-lieue de Luzarches se trouve l'abbaye de Royaumont , dont M. le marquis de Travenet, plus connu à Paris sous le nom de Travanait, et mort sans enfans il y a dix ans, était propriétaire : son frère, M. de Travanait, membre du corps Législatif, la possède maintenant. On y a établi une filature de
coton.
Source : Gallica

Annales du charlatanisme. 1er N °

Le portrait de M. de Travanait y était exposé ; il le reconnut, se mit à genoux devant, fit tous les gestes que son rôle exigeait, et que la nature indique aux bons fils, répandit des larmes, et émut toutes les personnes qui l'environnaient. Plus d'incertitude; c'est un fils de M. de Travanait : on donna au mensonge et à la friponnerie le diner de l'Enfant prodigue ; on le plaignit
Source : Gallica

Annales du charlatanisme. 1er N °

Histoirë singulière d'un 80urd qui n'a pas, cessé d'entendre, et d'un Muet qui a toujours puparler.
VICTOR F o Y, âgé de vingt-six ans, né à Luzarches, département de Seine et Oise, le 6 juillet 1780, est fils de François Foy, geolier de la prison de Luzarches, et de Madeleine Bénard, serrante d'auberge, née en Picardie. Son physique, assez agréable, a toujours été son meilleur passe-port. (1) Sa famille n'a jamais joui de la moindre considération : on dit même qu'en plaçant son père dans une prison, on n'a fait que lui rendre justice. L'enfance de Victor Foy fut rempli d'espièglerie.
Source : Gallica

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