François Coppée,
Promenades et intérieurs
“ Aux humbles, comme moi nés dans la pauvreté, Je souhaite d'abord avec sincérité, Quand la nouvelle année entreprend sa carrière, Le pain quotidien de la vieille prière; Et puis, pour qu'ils ne soient jamais trop malheureux, Je leur souhaite encor de bien s'aimer entre eux. Du pain et de l'amour! Tout est là. Le pauvre homme N'a vraiment pas le droit de trop se plaindre, en somme, Si, du berceau d'osier au cercueil de sapin, Toute sa vie, il a de l'amour et du pain. Mes honnêtes parents n'eurent pas davantage; Mais la bonté régnait dans leur coeur sans partage. ”
