Francis Clerc, Choses frêles, poésies. Préface de Sébastien-Charles Leconte… (1929)
“ Mais le frais sentier restera le nôtre, Et nous y viendrons tout comme à vingt ans. Il ne faut pas que notre amour sommeille, Par ce beau temps où chantent les oiseaux ; Mady, voici le printemps qui s'éveille, Allons ensemble dans les bois nouveaux. 9 avril 1924. RÊVE LOINTAIN N OUS avions rêvé d'impossibles choses : D'un attachement sans rien de charnel, D'un été sans fin parfumé de roses, D'un bonheur profond, d'amour éternel, Que nous reste-t-il de notre beau rêve ? Que peut-il rester d'un désir humain ? Un amour commence au jour qui se lève, Sourit un instant et mourra demain. ”
