Francis Clerc

Résumé

Francis Clerc Les heures perdues : poésies (1924)

Cloches, sonnez, Dans le ciel gris et par les yeuses, Le sombre glas. Cloches, sonnez, Pleureuses.
L'ennemi fuit. Cloches, sonnez, Au ciel d'azur, les belliqueuses Notes d'airain. Sonnez, sonnez, Joyeuses.
LA CHANSON DU VENT
chante au printemps toutes les jeunesses. Les espoirs ardents, les rêves heureux, Les gazons épais tout pleins de promesses,
Et les buissons verts chers aux amoureux.
Je chante en été la moisson féconde,
Richesse du mas au large portail,
Et je dis bien haut à travers le monde : Hâtez-vous ! Voici les mois du travail.
Mon chant est plaintif dans les jours d'automne.
Source : Gallica

Francis Clerc Les heures perdues : poésies (1924)

Par un souffle de vent s'échappe des rameaux Comme un frais clapotis leur chanson monotone ;
Ainsi, dans les beaux jours, un essaim blond bourdonne Au feuillage miellé des verdoyants ormeaux.
Sur les coteaux lointains estompés dans l'espace, Le voyageur pensif, un instant arrêté,
Regarde longuement leur immobilité,
Et leur double talus que l'horizon efface.
L'ANGELUS
A mon vieil ami A. Grappe
LA brume à l'orient a déchiré ses voiles.
L'aube en son char d'argent chasse l'obscurité, Et de l'azur plus clair de son immensité,
Le ciel a de nouveau retranché les étoiles.
Source : Gallica

Francis Clerc Les heures perdues : poésies (1924)

Par les couchants d'automne ou par les soirs d'été, Quand la jeunesse a fui dans sa saison si brève,
Jette un regard ému vers ce qu'il a quitté.
Comme des flots pressés que pousserait la houle, Ou des fleurs au printemps quand mai tarde à venir, Dans le coeur alangui vous revenez en foule,
Échos du passé mort, doux et chers souvenirs.
Temps passé ! temps, heureux ! éblouissant mirage ! Soleil étincelant aux sommets d'alentour !
C'est par toi que l'on vit quand on avance en âge, Lors même que tes biens sont perdus sans retour !
Source : Gallica

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