Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Des destinées de la poésie (1834)

La poésie sera de la raison chantée ; voilà sa destinée pour long-temps ; elle sera philosophique, religieuse, politique, sociale, comme les époques que le genre humain va traverser ; elle sera intime surtout, personnelle, méditative et grave ; non plus un jeu de l'esprit, un caprice mélodieux de la pensée légère et superficielle, mais l'écho profond, réel, sincère des plus hautes conceptions de l'intelligence, des plus mystérieuses impressions de l'ame. Ce sera l'homme lui-même et non plus son image, l'homme sincère et tout entier.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Des destinées de la poésie (1834)

Tant que l'homme ne mourra pas lui-même, la plus belle faculté de l'homme peut-elle mourir ? Qu'est-ce en effet ; que la poésie ? comme tout ce qui est divin en nous, cela ne peut se définir par un mot ni par mille. C'est l'incarnation de ce que l'homme a de plus intime dans le coeur, et de plus divin dans la pensée ; dans ce que la nature visible a de plus magnifique dans les images et de plus mélodieux dans les sons !
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Des destinées de la poésie (1834)

C'était le sourire satanique d'un génie infernal quand il est parvenu à dégrader une génération tout entière, à déraciner tout un enthousiasme national, à tuer une vertu dans le monde ; ces hommes avaient le même sentiment de triomphante impuissance dans le coeur et sur les lèvres, quand ils nous disaient : amour, philosophie, religion, enthousiasme, liberté, poésie ; néant que tout cela ! Calcul et force, chiffre et sabre, tout est là. Nous ne croyons que ce qui se prouve, nous ne sentons que ce qui se touche ; la poésie est morte avec le spiritualisme dont elle était née
Source : Gallica

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