Alphonse de Lamartine,
Revue des Deux Mondes
“ Je le sais mieux que personne, car j’ai été souvent le confident inconnu de ces mille voix mystérieuses qui chantent dans le monde ou dans la solitude, et qui n’ont pas encore d’écho dans leur renommée ; non, il n’y eut jamais autant de poètes et plus de poésie qu’il n’y en a en France et en Europe, au moment où j’écris ces lignes, au moment où quelques esprits superficiels ou préoccupés s’écrient que la poésie a accompli ses destinées, et prophétisent la décadence de l’humanité ! Je ne vois aucun signe de décadence dans l’intelligence humaine, aucun symptôme de lassitude ni de vieillesse ”
