Résumé

Alexis Dumesnil Éloge de Blaise Pascal, par Alexis Dumesnil (1813)

Pascal ait pensé de la poésie ce qu'il disoit d'un art qui a tant de rapports avec elle : Quelle vanité que la peinture, qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire pas les originaux ! Et cela même est une grande et belle pensée! Suffit-il donc à la poésie de nous présenter un corps heureusement proportionné, plein de graces et d'élégance, tel enfin que cet Apollon du Belvédere, dont toutes les formes sont si parfaites; mais qui, privé de l'esprit intérieur, source de la vie, n'est qu'une vaine imitation incapable de nous satisfaire!
Source : Gallica

Alexis Dumesnil Éloge de Blaise Pascal, par Alexis Dumesnil (1813)

Mais pourquoi s'arrêter plus longtemps aux fleurs d'une poésie mensongere et d'une vaine éloquence ? Cherchez-en d'autres maintenant; c'est sur la tombe de Pascal qu'il vous faudra bientôt en répandre ! Vous l'admirez au milieu de sa course, et tout-à-coup il va se dérober à votre admiration ; le ciel envieux l'arrache à la terre ! Il s'incline comme le lis de la vallée par un soleil brûlant ; il ne verra pas même la fin du jour.
Source : Gallica

Alexis Dumesnil Éloge de Blaise Pascal, par Alexis Dumesnil (1813)

Les hommes, dans tous les temps, ont formé deux grandes sectes représentées par le Cynisme, qui est l'exercice du corps en vue de l'esprit, et par l'Epicurisme, qui est l'exercice de l'esprit en vue du corps. Le cynisme chrétien, que nos saints ont souvent porté jusqu'à la mendicité volontaire, se trouve joint à toute l'austérité des moeurs dans le jansénisme, de même que l'épicurisme, à la vérité modifié, mais employant toujours l'esprit au service du corps, se retrouve dans la doctrine des Jésuites, de ces hommes qui avoient pour principe de plier l'esprit au corps, non le corps à l'esprit.
Source : Gallica

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